Mendoza · Buenos Aires · Paris · Cachan

Julio
Le Parc

23 septembre 1928 30 mai 2026

 Décédé le 30 mai 2026 à Paris · 97 ans

Artiste argentin pionnier de l'art cinétique et optique. Cofondateur du GRAV. Grand Prix de la Biennale de Venise 1966. Légion d'honneur 2014.

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1928–1959

Chapitre I

Origines & Formation

1928

Second fils d'une famille ouvrière (son père était cheminot), Julio Le Parc naît le 23 septembre dans la ville de Mendoza, en Argentine, au pied de la Cordillère des Andes, à 1100 km à l'ouest de Buenos Aires, capitale du pays. Il passe son enfance et fait ses études primaires à Mendoza et à Palmira. Il se distingue dans le dessin d'hommes célèbres et de cartes illustrées. À 13 ans, il travaille occasionnellement, distribue le journal, travaille comme apprenti pour la réparation de bicyclettes, ou dans un atelier qui confectionne des emballages de fruits.

Mendoza · 1929–1933
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À l'âge d'un an, Mendoza, 1929
Avec son frère et sa sœur, Mendoza, 1933
Avec sa mère, sa sœur et son frère, Mendoza, 1933
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1942

Il s'installe avec sa mère et ses frères à Buenos Aires. Ouvrier apprenti dans une usine de maroquinerie, il étudie la nuit pour préparer l'examen d'entrée de l'École des Beaux-Arts de la ville.

École primaire, Palmira, Mendoza, 1943
1943–46

Cours du soir aux Beaux-Arts. Le jour, il travaille dans une maroquinerie, puis dans une librairie et dans une usine métallurgique. Premières expériences avec le mouvement d'étudiants des Beaux-Arts : assemblées, revendications, etc. Le Parc s'intéresse aux mouvements artistiques d'avant-garde argentins, notamment le Mouvement Art concret-Invention et le spacialisme initié par Lucio Fontana, qui est son professeur à l'école des Beaux-Arts.

Julio Le Parc, Buenos Aires, 1946
1947–53

Après quatre ans et demi d'études et deux ans et demi supplémentaires pour l'obtention de son diplôme, il abandonne l'Académie des Beaux-Arts. C'est un refus global de toute forme de soumission et d'obéissance. Il abandonne également son travail et rompt avec sa famille. Il vit un peu à la marge de la société, fréquente les anarchistes et les marxistes, essaie d'appréhender ses problèmes sous un angle différent. Il vagabonde dans le pays.

1954

Conscient de la marginalité de sa situation, il réintègre la société, obtient un poste de gardien dans un théâtre officiel, intègre une troupe de théâtre indépendante, passe l'examen d'entrée en candidat libre à l'École des Beaux-Arts. Il échoue une première fois, puis est finalement admis.

Théâtre des Indépendants · Buenos Aires · 1954
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Julio Le Parc, Théâtre des Indépendants, 1954
Julio Le Parc, Buenos Aires, 1954
Théâtre des Indépendants, pièce de théâtre, Buenos Aires, 1954
Au théâtre des Indépendants, 1954
Julio Le Parc devant le théâtre des Indépendants, Buenos Aires, 1954
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1955

Retour à l'Académie des Beaux-Arts. Mouvements étudiants auxquels il participe activement. Nombreuses assemblées, occupations des trois écoles des Beaux-Arts, dont les directeurs sont mis à la porte. Les étudiants prennent la direction des écoles occupées, annulent les règlements intérieurs, classent les professeurs par catégories (bons, mauvais ou indésirables), organisent des portes ouvertes, réfléchissent à de nouvelles manières d'étudier, contactent les jeunes artistes d'avant-garde, organisent des manifestations dans la rue, sont arrêtés, etc. Il rencontre Martha.

1958

Le Parc et certains de ses camarades réfléchissent à leurs problèmes en tant que futurs artistes. C'est à ce moment-là qu'ils décident d'aller à Paris, centre artistique, afin de mettre un terme à l'état de dépendance dont ils souffrent et de voir de leurs propres yeux la scène artistique parisienne, et non à travers les reflets déformés qui leur parviennent à Buenos Aires. Il se présente à un concours et obtient une bourse du service culturel français, qui lui permet de partir à Paris. Il y arrive le 4 novembre 1958. Sobrino l'y rejoint un peu plus tard, ainsi que quelques autres de ses amis artistes.

Vers Paris · 1957–1958
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Avec Ana-Maria Godet, Garcia Rossi, Demarco, Sobrino, Moyana à Buenos Aires 1957
Académie, Buenos Aires, 1958
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1959

Avec eux, Le Parc analyse les œuvres des artistes contemporains et des artistes d'avant-garde, relevant les contradictions et les limites à dépasser. Dès le début de l'année, les différences entre l'œuvre de Vasarely et les expériences de Le Parc et de Sobrino se précisent. Les deux jeunes artistes travaillent d'une manière systématique, prenant pour base des séquences et des progressions pour obtenir des effets optiques. Ils remettent notamment en question l'attitude des artistes qui utilisent des formes choisies librement et librement disposées dans l'espace et sur la surface de la toile. Ces critiques visent notamment les artistes de la mouvance constructiviste et cinétique de l'époque. Contacts avec Denise René, Victor Vasarely, Georges Vantongerloo, François Morellet, etc.

Recherches visuelles sur la question de la surface. Problèmes d'ordres réguliers. Homogénéité des formes et des relations entre les formes. Séquences progressives de formes, de positions, de couleurs, etc. Problèmes de la post-image. Instabilité visuelle. Décomposition du plan en quatre plans superposés, en forme de cube. Premiers essais avec l'image-lumière multipliée en profondeur sur différents niveaux de plexiglas. Martha arrive à Paris.

Biennale de Paris, 1959
1960–1969

Chapitre II

Le GRAV & l'Avant-garde

1960

Fondation du GRAV (Groupe de recherche d'art visuel) qui permet de donner forme à la confrontation d'expériences et d'idées, de les organiser et de les développer. L'acte de fondation est signé par : Hugo Demarco, Héctor García Miranda, Horacio Garcia Rossi, Julio Le Parc, François et Vera Molnar, François Morellet, Sergio Moyano, Servanes, Francisco Sobrino, Joël Stein, Jean-Pierre Yvaral. Premiers textes collectifs. Présentations d'expériences, débats. Son premier fils voit le jour : Juancito.

Expériences personnelles avec la lumière. Petites boîtes de lumière avec mouvement manuel qui produit des changements d'images et de couleur. Premiers mobiles : blanc sur blanc, transparent sur blanc, équiprobabilité du noir et du blanc, mobiles au plafond. Premières recherches avec la lumière indirecte et rasante sur plan et sur écrans courbes et accidentés. Premiers reliefs sur bois avec une progression de niveaux, de rotations, etc.

Fondation du GRAV · Paris 1960
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GRAV : Morellet, Le Parc, Sobrino, Yvaral, Stein, Paris 1960
Naissance de Juancito, 1960
Martha, rue Garancière, Paris, 1960
Atelier du GRAV, rue Beautreillis, Paris, 1960
Julio et Martha Le Parc, Paris, 1960
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1961

Texte du GRAV : « Propositions sur le mouvement ». À l'occasion de la Biennale de Paris, distribution du tract : « Assez de mystifications ». Seconde présentation dans l'atelier du groupe, rencontres, discussions, publications du texte « Propositions générales », signé par Garcia Rossi, Le Parc, Morellet, Sobrino, Stein, Yvaral. Expériences personnelles sur la couleur-lumière en profondeur avec des changements aléatoires.

1962

Première exposition du groupe à Paris, enquêtes, débats publics. Voyages et rencontres avec les membres du groupe « N » de Padoue, du groupe « T » de Milan, et avec des artistes qui effectuent des recherches parallèles à celles du GRAV — notamment Enzo Mari, Von Graevenitz, et le critique Mestrovitch. Avec eux, au fil des conversations, l'idée d'un mouvement international appelé « Nouvelle Tendance » prend forme. Exposition « Arte programmata » en Italie, à laquelle le GRAV participe. Voyage à New York pour la première exposition du GRAV aux États-Unis. Texte personnel intitulé « Sur l'art-spectacle… ». À l'occasion de l'exposition « L'Art latino-américain » à Paris, rencontre de personnalités latino-américaines.

Expériences personnelles avec la lumière et les mobiles dans un cube translucide, et animation d'une œuvre qui projette de la lumière en mouvement sur les murs, le sol et le plafond. Visualisation des rayons de lumière en mouvement. Expériences avec la lumière rasante sur un cylindre réfléchissant.

Atelier GRAV · New York · 1962
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Julio Le Parc, atelier du GRAV, 1962
Avec la famille de sa sœur, New York, 1962
Julio Le Parc dans l'atelier du GRAV, Paris, 1962
Continuel lumière cylindre, 1962
Julio Le Parc, atelier du GRAV, Paris, 1962
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1963

Plusieurs manifestations du GRAV ont lieu sous le titre « L'instabilité ». Premier labyrinthe du groupe à la Biennale de Paris. Le Parc participe au nom du groupe au Congrès international des critiques d'art, à Rimini, où il présente la « Proposition pour un lieu d'activation ». Nouveau texte sous le titre « Assez de mystifications ». À l'occasion de l'exposition « Nove Tendencije » à Zagreb, il rencontre une grande partie des exposants, discussions et organisation de la « NT » en tant que mouvement international. Naissance de Gabriel, son second fils.

Expériences personnelles : incorporation de contingences extérieures à l'œuvre, propositions pour des labyrinthes, expériences de parcours, passages accidentés, premiers jeux. Œuvres de grande dimension (Biennale de Paris).

Biennale de Paris · 1963
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Avec les familles Demarco, Sobrino, Le Parc et Horacio. Antony, 1963
Julio Le Parc, François Morellet, Francisco Sobrino, Biennale de Paris
Le Parc, Sobrino, Morellet, Stein, Garcia-Rossi, Paris 1963
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1964

Rencontres des artistes de la « Nouvelle Tendance » en vue d'organiser une grande manifestation à Paris, à l'occasion de laquelle Le Parc, Morellet et Stein, réalisent un labyrinthe. Proposition au GRAV de réaliser « Un jour dans la rue ». Voyage en Argentine et au Brésil à l'occasion d'expositions du GRAV (« L'instabilité »), rencontres, débats, discussions, etc. Sur le plan personnel, développement d'idées sur les labyrinthes, les passages, les éléments à manipuler, développement des reliefs avec des réflecteurs incurvés.

Venise · Buenos Aires · 1964
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Avec Pierre Restany, Buenos Aires, 1964
Avec Brook, Segui, Maccio…, Venise, 1964
Julio Le Parc, Continuel mobile, exposition « Nouvelle tendance », musée des Arts Décoratifs, Paris
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1965

Avec le groupe, réalisation du « Troisième labyrinthe » à New York. Publication du texte « Stop-Art », réalisation à la Biennale de Paris d'une salle de jeu où le spectateur est appréhendé comme un élément actif et déterminant face aux situations proposées. Personnellement, développement des thèmes du jeu, des miroirs en mouvement, des éléments pour les salles de jeux, d'ensembles de mouvements surprise, de chaussures pour marcher autrement, de lunettes pour voir autrement, etc. Naissance de Yamil, son troisième fils.

Lunettes pour une vision autre · 1965
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Cercles virtuels par déplacement du spectateur, 1965
Martha Le Parc avec Lunettes pour une vision autre, 1965
Martha Le Parc avec Lunettes pour une vision autre, 1965
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1966

Première exposition personnelle à la Galerie Howard Wise, à New York. Avec le groupe, réalisation d'une expérience à Paris intitulée « Une journée dans la rue », qui commence à 8h du matin et se termine à minuit, malgré l'intervention de la police. Cette expérience, programmée en 1964 comportait une présentation de divers éléments qui, regroupés ou non, provoquaient des situations différentes toutes les deux heures dans différents lieux de la ville.

Salle personnelle à la Biennale de Venise. Le Parc obtient le Grand Prix international de peinture. Entretien avec Le Parc dans la publication Robho. Texte du GRAV sur le thème des « Multiples ». Première exposition personnelle à Paris, galerie Denise René, rive droite et rive gauche ; réalisation et présentation de multiples. Présentation du groupe à l'occasion de l'exposition « Kunst Licht Kunst », à Eindhoven, sous la forme d'un labyrinthe.

Personnellement, il développe des ensembles avec mouvements surprise, les essais avec la lumière pulsante (stroboscopique), les séries de miroirs, les éléments pour « Une journée dans la rue », les multiples.

Grand Prix — Biennale de Venise · 1966
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Julio et Martha, Venise 1966
Julio et Denise René, motoscafo à Venise 1966
Cérémonie prix Biennale de Venise, 1966
Cérémonie de la Biennale de Venise, Venise, 1966
Vasarely, Denis René, Le Parc, Paris, 1966
Avec Soto, Venise, 1966
Exhibition in Venice, 1966
Une journée dans la rue — Pierre Restany et Otto Hahn dans la cage
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1967

Second voyage en Amérique latine, à l'occasion de plusieurs expositions personnelles. Première rétrospective à la Fondation di Tella de Buenos Aires. Rencontres, débats, échanges d'idées, discussions, déclarations, entretiens, etc. Réalisation de l'« Anti-voiture » et, avec le GRAV, d'un Parcours de volume variable, à Paris. Personnellement, il développe les thèmes de la lumière pulsante (stroboscopique), des ambiances, des contorsions, d'un mur transparent avec des plaques réfléchissantes, etc. Travail sur le texte « Guérilla culturelle ». Le Parc est décoré par André Malraux, alors ministre de la culture, du titre de chevalier de l'ordre des Arts et des Lettres.

Instituto di Tella · Buenos Aires · 1967
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Avec Denise René et la famille Howard Wise, New York, 1967
Avec Frank Popper, 1967
Avec Yamil, Quilmes, 1967
Avec Martha et Antonio Segui, Saint-Laurent-du-Pont, 1967
Avec Martha, les enfants et la famille de Martha, Buenos Aires, 1967
Participants de l'exposition « Lumière et mouvement », Paris 1967
Avec Romero Brest et Ignacio Pirovano, Buenos Aires, Instituto di Tella 1967
Avec Laura Marques, Martha et Tito Perrusi, Buenos Aires, Instituto Di Tella 1967
Anti-voiture, Paris
Kunsthalle Nuremberg, Yvaral, Sobrino, Garcia Rossi, Morellet, Le Parc, Stein
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1968

Publication du texte « Guérilla culturelle » dans Robho. Sous le titre « À la recherche d'un nouveau spectateur », grande exposition du GRAV à Dortmund, en Allemagne, avec une grande salle de jeu et une sortie vers la rue avec des éléments de jeu et l'« Anti-voiture ». Avec le groupe, réalisation de travaux collectifs, l'un sous le titre « Variations sur l'escalade » à Buffalo, l'autre à Saint-Paul-de-Vence, une œuvre dans laquelle on peut entrer, et une autre à Grenoble qui consiste en un décor tournant qui présente différents éléments mobiles. Le groupe termine un projet de livre sur ses activités, réflexions, textes, réalisations, etc.

Mai. Contestation générale. Atelier populaire d'affiches. Avec d'autres, Le Parc et Demarco sont expulsés de France, parcourent divers pays d'Europe. Avec Enzo Mari, il envoie un télégramme à la Documenta, pour retirer sa participation. Cinq mois plus tard, la mesure d'expulsion est suspendue grâce à de nombreuses actions et revendications du milieu culturel. Le Parc retourne à Paris. Dissolution du GRAV. Textes d'analyse, texte « Démystifier l'art ».

GRAV · Dortmund · Mai 68 · 1968
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Membres du GRAV devant le Museum am Ostwall, 1968
Stein, Boriani, Le Parc, Massoroni, Colombo, Mari, Morellet, Grenoble 1968
Avec Gabriel, Yamil et Juancito, Barcelone, 1968
GRAV, Dortmund, 1968
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1969

Année de transition, de réflexions collectives, de projets communs non réalisés. Préparation de « Amérique latine non officielle ». Boycott de la Biennale de Sao Paulo. Assemblées publiques, campagne internationale de mobilisation des artistes, interventions dans le milieu culturel, etc. Premier jeu-enquête : « Renversez les mythes ». Réalisation des cellules où la lumière vibrante enveloppe le spectateur. Le Parc reprend ses expériences de 1959 sur la couleur, les systématise et les développe.

Jeux · Oslo · 1969
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Avec Fromanger et Rougemont, Antony 1969
Julio Le Parc, Faites tomber les mythes, 1969
Salle de jeux, rétrospective, Henie-Onstad
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1970–1979

Chapitre III

Engagement & Politique

1970

Le Parc transfère son atelier de Paris à Cachan, en banlieue de Paris. Il voyage à Porto Rico à l'occasion de la première Biennale américaine de gravures. Là, il participe à une déclaration collective en faveur des luttes de libérations des peuples latino-américains, en direct à la télévision de Porto Rico. Il voyage à Cuba, participe au Colloque international de La Havane sur le thème « Fonction sociale de l'art dans la société contemporaine ». Découverte et contact avec la réalité révolutionnaire cubaine, analyse et discussions avec des intellectuels et des artistes afin de convenir d'une nouvelle attitude à adopter. Texte personnel de Le Parc sur ses conclusions à l'issue du colloque. Amitié avec Mariano Rodríguez.

Réalisation collective « Amérique latine non-officielle » à Paris, grande manifestation de contre-information à travers un parcours visuel, des débats, actes, etc. Voyage en Colombie à l'occasion de la Biennale de Medellin, jeux-enquêtes, enquête générale, débats, rencontres, déclarations collectives sur l'Amérique latine. Développement des jeux-enquêtes et de thèmes sur la couleur. Texte « Couleur 1959 ». Second voyage à Cuba. Grande exposition personnelle à la Casa de las Américas, enquêtes, discussions publiques, rencontres, tentative de création d'une équipe expérimentale travaillant en collaboration avec le peuple.

Avec Martha et Romero Brest, Porto Rico 1970
1971

Expérience collective à l'air libre avec Morellet, Stein, Boriani, Colombo et De Vecchi, à Milan. Texte en réponse aux questions d'Enzo Mari. Troisième jeu-enquête. Participation à l'organisation d'un groupe d'artistes latino-américains à Paris, assemblées, discussions, projets. Lutte dans le milieu culturel. Travail collectif : « Journal d'une veuve de mineur ». Mobilisation des artistes, fondation du FAP (Front des artistes plasticiens).

Milan · 1971
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Avec Stein, Morellet, Boriani, Colombo, Milan, 1971
Julio Le Parc, Jeu-enquête Frappez les gradés, 1971
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1972

Grande exposition rétrospective personnelle à la Kunsthalle de Düsseldorf, avec de nombreuses salles, dont une salle consacrée aux jeux où le spectateur est invité à participer, enquêtes, jeux-enquêtes, réalisation d'une expérience conçue avec Fromanger et Merri Jolivet, sur le thème des cartes postales ; publication, à l'occasion de cette exposition, d'un important catalogue. Campagne avec le FAP contre l'exposition Pompidou, mobilisation des artistes, assemblées, textes, déclarations, etc. Le Parc renonce à participer à l'exposition. Le Parc met en question une invitation à faire une importante rétrospective à Paris ; il écrit un texte d'analyse de la situation et au cours d'une réunion au musée d'art moderne il se livre au résultat du hasard (en tirant à pile ou face), et refuse l'invitation. Réalisation collective « La Torture », avec le groupe Denuncia. Le Parc assiste à la « Première rencontre des artistes plasticiens latino-américains » à La Havane, à la Casa de las Américas.

Carboneras · La Havane · 1972–1973
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Martha et les enfants, Carboneras, 1972
Avec Martinez, Carboneras, 1972
Avec Jorge Enrique Adoum, 1973
Avec Marcos et Netto, La Havane, 1973
Avec Mercedes Sosa, Martha et Juan Pons, 1973
Avec son frère et Juancito, San Luis, 1973
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1973

Voyage en Argentine, contact avec la réalité d'un peuple plein d'espérances. Contacts avec le milieu culturel, discussions, mobilisations d'artistes, projets. Exposition personnelle à New York, à laquelle Le Parc ne peut assister personnellement, car le gouvernement des États-Unis lui refuse son visa. Il assiste à la « Seconde rencontre des artistes plasticiens latino-américains » à la Casa de las Américas, à La Havane, qui est l'occasion d'évaluer les réalisations et les possibilités. Une déclaration collective accompagne une exposition au musée des Beaux-Arts ; les participants dédient une journée à la mémoire de Salvador Allende, réalisant chacun, en public, un tableau. En tant que professeur d'arts plastiques à l'université, Le Parc forme une équipe avec les étudiants et ils réalisent ensemble divers travaux collectifs, notamment sur le thème du travail.

1974

Développement de travaux de solidarité avec le peuple chilien, par l'intermédiaire de « Viva Chile ». Travaux collectifs avec les étudiants en art. Réalisation d'une peinture murale sur le thème des ondes colorées, et longue marche dans la nouvelle usine Renault. Développement d'expériences sur les couleurs à partir des 14 couleurs sur le thème des ondes, des volumes virtuels et de « La Longue Marche ». Texte personnel sur le FAP. Premiers essais sur le thème des « Modulations ».

1975

Le Parc intègre le « collectif des peintres anti-fascistes ». Il y participe avec ses analyses et ses prises de position, et en contribuant à l'œuvre collective « Un monde à détruire - Un monde à construire ». Voyage à Venise et constitution de la Brigade internationale des peintres anti-fascistes, discussions, analyses, accords, et réalisation d'une œuvre collective dans le port de Venise et d'autres à Athènes et à Paris. Développement de thèmes sous le nom générique de « Modulations » avec la technique de l'aérosol, notamment avec des variations de gris, à l'aide de blanc et de noir. Prémisses d'une mobilisation des artistes autour du nouveau Centre national d'art Georges Pompidou.

1976

Œuvre collective de la Brigade internationale à Paris. Banderole collective des peintres anti-fascistes pour le défilé du 1er mai, sur le thème du Centre Georges Pompidou. La mobilisation des artistes autour du problème posé par l'apparition de ce nouveau musée se poursuit. Discussions, assemblées, revendications, etc. Texte-dialogue avec Maurice Matieu dans la revue « 16 rue de Lille ». Le Parc prépare et réalise la maquette du livre qu'il prépare pour La Coruña.

Avec Joaquin Ibarola, Bilbao 1976
1977

Mobilisation continue d'artistes face à l'existence du Centre Georges Pompidou. Réunion de 1000 artistes à Créteil. Œuvre collective de la Brigade internationale au Festival de Royan. Préparation et création du S.N.A.P. (Syndicat national des artistes plastiques), affilié à la CGT. Mise au point d'un système d'édition à base de pochoirs, à l'aérosol. Développement de thèmes pour l'édition de la famille des Modulations. Préparation d'une exposition personnelle à Madrid.

Julio Cortázar · Madrid · 1977
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Carmen Waugh, Julio Cortázar, Alberto et Catherine Portera et Antonio Saura, Madrid, 1977
Julio Cortázar et Carmen Waugh, Madrid, 1977
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1978

Dans le cadre de son exposition rétrospective à Madrid : enquête publique au sujet de la donation d'une œuvre, table ronde avec la participation de l'Association des artistes espagnols ; textes de Le Parc : « L'artiste dans le contexte social actuel ». Dans ses expositions rétrospectives au musée de Bilbao et à la Fondation Miró à Barcelone : échanges, discussions et réflexions avec les étudiants en art et les artistes. Un livre sur Le Parc est édité par Guadalimar à Madrid. Réalisation, avec la Brigade internationale des peintres anti-fascistes d'une peinture murale dans une rue de Villeparisis. À Caracas, Le Parc participe à la « Première rencontre hispano-américaine des critiques d'art et des artistes plasticiens ». La BBC de Londres réalise un film sur Le Parc et son œuvre.

Avec Mercedes, Martha et Saura, Venezuela, 1978
1979

Le Parc participe à la « Rencontre des artistes plasticiens latino-américains et des Caraïbes » à la Casa de las Américas de La Havane, à Cuba. Redécouverte de la réalité cubaine et de l'évolution de la problématique dans le champ des arts plastiques, échanges positifs. Le Parc y fait une série d'exposés sur les questions de la création, de la valorisation et de la vente de la production artistique cubaine et de sa confrontation directe avec le peuple. Le Parc fait une série d'expositions personnelles au Venezuela et une au Pérou, accompagnées de rencontres avec les artistes et les étudiants en art, accompagnées de tables rondes, conférences, échanges. Développement de plusieurs thèmes de la famille des « Modulations », avec plus de liberté et qui réintègrent la couleur. Reprise des contacts avec l'Italie : rencontres, voyages et expositions.

Lima · Italie · 1979
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Avec Malvina et Raphael Lemor, Lima, 1979
Avec Martha, Marcelo, Agostini et les Foretas, San Marino di Lupari, 1979
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1980–1989

Chapitre IV

Rétrospectives & Alchimies

1980

Le Parc participe à la « Settima Latino-Americana » à Rome ; rencontres et échanges avec des artistes, des poètes, des écrivains, des musiciens et des cinéastes latino-américains. Elverio Maurizi écrit un livre sur Le Parc : Modulazione della luce, édité à Macerata à l'occasion d'une exposition personnelle. Intervention de Le Parc à la Faculté d'architecture de Nantes, en France. À Paris, avec des écrivains, des musiciens, des artistes et des intellectuels latino-américains, Le Parc participe à la création de l'Association pour la culture d'Amérique latine. Le Parc participe à Sofia, en Bulgarie, aux Journées de la culture latino-américaine. Avec les artistes latino-américains Gamarra, Guzmán, Krasno, Maza, Netto, Noé, Novoa, Pisa, Ravelo, Tomasello, Vanarsky, Le Parc contribue à la formation et la concrétisation de l'idée de créer un espace dédié à la culture latino-américaine à Paris, inauguré en décembre. Le Parc développe de nouveaux thèmes de la famille des « Modulations », accentuant la présence de la lumière.

Avec Martha, Spoleto, 1980
1981

Préparant sa grande exposition rétrospective pour le Musée des Beaux Arts de Caracas, Le Parc revient sur ses expériences avec la lumière et les jeux. Ainsi, il porte plus loin les idées de ses dernières toiles, où la représentation de la lumière devient prépondérante. Le Parc s'associe à l'architecte et peintre Carrosino pour présenter un projet à la Biennale mondiale d'architecture, qui est réalisé à Sofia sur le thème « Architecture des sociétés urbanisées ».

Avec plus de 200 œuvres, l'exposition rétrospective de Le Parc à Caracas a lieu, et met l'accent sur une relation forte et directe avec le public. Le Parc participe, avec trois cents délégués, à la « Rencontre des Intellectuels pour la souveraineté des peuples de notre Amérique » à La Havane. Il y présente un exposé intitulé « La valorisation : arme clé pour la pénétration culturelle ». Nouveau voyage et contacts à Cuba à l'occasion d'une exposition personnelle à la Casa de las Américas. L'exposition voyage à Managua, où Le Parc est invité par Sergio Ramírez. Contacts avec la révolution sandiniste.

Caracas · Managua · New York · 1981
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Avec Laura Marquez, Juan Carrera, Sergio Moyano, New York, 1981
Espace latino-américain ; Tomasello, Le Parc, Noé, Piza, Krasno, Mme Matta, Matta, Novoa, Netto, Paris, 1981
Avec Daniel Ortega, le père Cardenal, Sergio Ramírez et Martha, Managua, 1981
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1982

En France, Le Parc, avec un groupe d'artistes latino-américains, initie les démarches officielles auprès du ministère de la culture dans le but de réaliser à Paris (au Centre Pompidou) une importante exposition d'art latino-américain. Le Parc soutient l'organisation d'une importante exposition d'artistes latino-américains au musée d'art moderne de Venise. L'Espace latino-américain poursuit ses activités de diffusion. Les « Droits socialistes de l'homme » demandent à un groupe d'artistes, dont Le Parc, de collaborer à l'organisation d'une grande exposition d'artistes latino-américains au Grand Palais. Le Parc rejoint le Comité des artistes du monde contre l'apartheid en Afrique du Sud.

1983

Le Parc est invité à participer à la rencontre « Création et développement » organisée par le ministère de la culture à la Sorbonne. Cette rencontre revêt une importance extraordinaire, pour la quantité et la qualité de ses participants d'une part (400 participants venus de tous les pays du monde). Le Parc refuse de participer à l'exposition « Electra » au musée d'art moderne de la ville de Paris, et dénonce avec un texte l'incohérence de ses organisateurs. Réalisation d'une fresque de 150 m² pour la ville de Fuengirola, en Espagne. Le Parc participe au « parc de sculptures à l'air libre » à Medellín, en Colombie, réalisant deux œuvres monumentales. Il est décoré par Jack Lang, le ministre de la culture, du titre d'officier de l'Ordre des Arts et des Lettres.

Bogotá · La Havane · 1983–1985
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Avec Alberto Biasi, 1983
Avec Martha, Sergio Camargo et Edgar Negret, Bogotá, 1983
Avec Omar Rayo, Roldanillo, 1984
Avec Astor Piazzolla, Buenos Aires, 1984
Avec Silvano Lara et Wilfredo Lam, La Havane, 1985
Avec Mariano Rodríguez et Netto, La Havane, 1985
Avec Mariano et un groupe d'artistes latino-américains, La Havane, 1985
Avec Camnitzer, La Havane, 1985
IIe rencontre des intellectuels pour la souveraineté de notre Amérique, La Havane, 1985
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1984

Séjour à Cuba pour le XXe anniversaire de la Casa de las Américas. Il est membre du jury de la première Biennale de La Havane. Voyage à Buenos Aires après onze ans d'absence, à l'occasion d'une exposition personnelle, redécouverte d'un pays qui se réveille du cauchemar de la dictature militaire, échanges, discussions publiques, nouveaux contacts. Voyage en Colombie, pour une série d'expositions. À Lima, au Pérou, l'œuvre audiovisuelle « Être artiste aujourd'hui » est projetée, et une table-ronde a lieu sur ce thème.

1985

Premier voyage en Équateur, à l'occasion d'une exposition personnelle. Le Parc participe à l'album d'œuvres graphiques sur la Déclaration universelle des droits de l'homme, en hommage à Bartolomé de las Casas, présenté au roi d'Espagne, à Madrid. À Carboneras, en Espagne (Andalousie), Le Parc monte un atelier personnel. Le Parc dirige un atelier d'art actuel dans le Círculo de Bellas Artes de Madrid. Le Parc participe à La Havane, à la « Seconde rencontre des Intellectuels pour la souveraineté de notre Amérique ». Participation à la rencontre « Dialogue de toutes les Amériques » à New York.

1986

Le Cercle des Beaux-Arts de Madrid charge Le Parc de l'organisation de son traditionnel et prestigieux « Bal masqué », occasion d'un intense travail collectif qui s'achève par une fête participative dans un environnement très créatif. Le Parc poursuit son travail personnel pour la série Modulations. Pour l'exposition « Giovani e Maestri » à Rome, il réalise en grandes dimensions une œuvre en quatre parties. Participation à la Biennale de Venise. Invité à la seconde Biennale de la Havane, Le Parc dirige dans la ville, pendant un mois, un atelier avec de jeunes créateurs cubains. Leur intense activité commune aboutit à une journée d'expériences collectives sur une place de la ville.

1987

Participant à la première Biennale d'art américain de la ville de Cuenca, en Équateur, Le Parc obtient le grand prix de 20 000 dollars. Il donne une partie de cette somme au peuple nicaraguayen en la personne de son vice-président l'écrivain Sergio Ramírez, et une autre pour que soit créé deux prix destinés à récompenser un jeune artiste équatorien et un jeune artiste latino-américain. Le Parc réalise un voyage dans des villes latino-américaines (Quito, Cuenca, Bogota, Medellín, Panama, Santiago de Chile, Mendoza, Buenos Aires). À la fin de l'année naît Luna Luz, sa première petite-fille, fille de Juancito et d'Elli.

1988

Le Parc est invité au congrès de la UNEAC à La Havane. Le Parc, développant la thématique des Modulations, aborde une nouvelle série sous le nom générique d'« Alchimies ». Le Parc consacre plusieurs mois de l'année 1988 à la préparation d'une exposition rétrospective qui résume trente ans d'expérience, intitulée « Le Parc & Le Parc ». L'exposition englobe la participation artistique de sa famille, en particulier Les Anges du peuple de Juan. Cette rétrospective se tient dans les Salles nationales de la direction des arts visuels du secrétariat à la culture de la nation argentine. Le Parc réalise un spectacle pyrotechnique dans l'Avenida 9 de Julio et dans les jardins de la Recoleta, sur une musique d'Astor Piazzolla, une présentation à l'air libre d'habits dessinés par Martha Le Parc, et un concert de Yamil. À partir de l'œuvre audiovisuelle et du livre Historietas de son père, Gabriel Le Parc réalise un film.

1989

Le Parc prolonge son séjour en Argentine (six mois en tout). Il voyage en Uruguay, au Chili et à Mendoza pour organiser son exposition rétrospective. Il est déclaré citoyen illustre de sa ville natale (Mendoza), où il présente son exposition rétrospective, ce qui lui permet de dialoguer avec les habitants de la ville. L'exposition voyage à Santiago de Chile, où il la dédie à Pablo Neruda et au peuple chilien. Il est invité d'honneur de la seconde biennale de Cuenca en Équateur, où il présente deux installations lumineuses. À Buenos Aires, Gabriel Le Parc réalise Continua Mirada, un film sur l'œuvre de Julio Le Parc, avec la participation de Lisandro Bril pour la production.

1990–2009

Chapitre V

Rayonnement International

1990

Le Parc poursuit le développement de la thématique des « Alchimies », et les présente pour la première fois à la galerie Rayuela de Madrid. Il voyage dans différentes villes d'Europe pour réaliser des expositions personnelles (Gênes, Palazzolo, Milan, Venise, Bilbao, etc.). Il travaille à un projet d'œuvre publique pour le Jardin de la mémoire de Saragosse, en Espagne.

1991

La collaboration avec l'Espace latino-américain se poursuit. Tous ses membres essaient de le restaurer pour garantir sa survie. Le Parc travaille à des plans d'agrandissement de sa maison-atelier de Carboneras, en Espagne.

1992

Nouveau voyage à Buenos Aires pour une exposition personnelle à la galerie Van Eyck, où il expose ses Alchimies. Visite à la Fondation Maeght à Saint-Paul-de-Vence à l'occasion de l'exposition « L'Art en mouvement ». À la Foire internationale de Séville, Le Parc présente ses travaux de lumière au sein de l'exposition « Artistes latino-américains du XXe siècle ». Cette exposition voyage ensuite au Centre Pompidou, à Paris, sous le titre « Art d'Amérique latine 1911–1968 ».

1993

Naissance de son second petit-fils, Mateo, fils de Gabriel et Karen. Fermeture de l'Espace latino-américain de Paris, qui avait ouvert en 1980, avec une fête-exposition réunissant tous les artistes latino-américains de Paris. Le Parc voyage à New York pour présenter sa salle de lumières au sein de l'exposition « Artistes latino-américains du XXe siècle », organisée par le MoMA. Le Parc prépare une série de projets qui intègre le mouvement et la lumière pour le Schadow Arkaden de Düsseldorf. Le Parc anime un atelier (table ronde) avec la participation de critiques, d'artistes et de philosophes au Collège international de philosophie de Paris.

1994

Le Parc consacre beaucoup de temps à améliorer, rénover et agrandir son atelier de Cachan, faisant même une maquette. L'idée de faire un livre monographique sur son œuvre se précise. Il fait un travail de recherches de textes, de documents, de photos. Réalisation d'un de ses projets pour le Schadow-Arkaden de Düsseldorf.

1995

Le Parc restaure une série de ses travaux de lumière, notamment ceux des années 1960, pour les inclure dans une exposition rétrospective thématique à l'espace Breman, dans le centre de la France, intitulée « Les Années lumière ». Mais ce qui l'occupe le plus en ce début d'année, c'est son projet de livre sur sa trajectoire et son œuvre, en collaboration avec Jean-Louis Pradel. Le Parc fait le point sur ses longues années de travail. Pour la première fois, sa tendance à se projeter dans le futur se suspend en faveur d'un important travail d'introspection. Il passe en revue des vieilles photos, les documents, les textes, et des parts entières de sa vie réapparaissent. Après de nombreux efforts, le livre Julio Le Parc, par Jean-Louis Pradel, est finalement édité en français, à Milan. Décès d'Hugo Demarco, ami de l'Académie des Beaux-Arts de Buenos Aires, co-fondateur du G.R.A.V. Mise en ligne de son premier site Internet et d'un musée virtuel imaginaire.

1996

Le Parc intègre un comité d'artistes parisiens unis contre l'apartheid en Afrique du Sud. L'exposition « Les Années lumières » est transférée à Paris dans l'Espace Electra ; parallèlement, exposition à la galerie Dionne à Paris et chez Anis Gras à Arcueil, dont le vernissage est l'occasion d'une belle fête latino-américaine, où Yamil Le Parc joue un répertoire de tangos. Naissance de son troisième petit-fils, Salvador. Yvaral, las qu'on lui reproche de copier Soto lorsqu'il expose ses œuvres des années 1960, convoque quelques amis du GRAV. Solidaire d'Yvaral, Le Parc écrit un texte « Yvaral, Soto, Le Parc ».

1997

Accompagné de Jean-Louis Pradel au centre culturel et à l'École des Beaux-Arts de Cherbourg, Le Parc transforme le catalogue de l'exposition en un petit livre intitulé Historieta. Il y publie un texte qui reprend ses idées sur le rôle de l'artiste dans la société, illustré de ses dessins. Pour un concert de Yamil au théâtre de Cherbourg, il réalise une intervention avec la lumière et le mouvement. Le développement de ses recherches sur le thème des Alchimies est exposé dans différentes galeries d'Europe. Il réalise une série d'expériences et de maquettes qui sont à la base de ce qui deviendra sa série Torsions.

Réunion de l'ex-GRAV avec Yves Aupetitallot, Marion Hohlfeldt et Gabriel pour l'exposition historique au Magasin de Grenoble, Cholet, 1997
1998

Yves Aupetitallot invite les ex-membres du GRAV à réaliser une grande exposition historique au centre d'art contemporain de Grenoble (Le Magasin). Ils donnent forme à la proposition, et coordonnent l'exposition au cours de nombreuses réunions sur les questions de contenu et de scénographie. Le titre de l'exposition est Groupe de recherche d'art visuel 1960–1968, Stratégies de participation. Un important catalogue est édité, très précis et détaillé. Naissance de sa seconde petit-fille, Alma, fille de Yamil et de Laura. Il participe à une rencontre dédiée à la sculpture organisée par Gerard Xuriguera, à l'occasion de laquelle il réalise une sculpture pour un parc de Quito, en Équateur. Le Parc écrit un texte intitulé « L'illusion de mai » pour le trentième anniversaire de mai 1968, et un texte sur son ami Astor Piazolla.

Avec l'équipe de la sculpture, 1998, Quito
1999

Fábio Magalhães, nommé commissaire général de la Biennale de Mercosur, à Porto Alegre, au Brésil, rend visite à Le Parc et lui propose d'être l'artiste d'honneur de cette Biennale, et d'y participer avec une grande exposition personnelle. Double intervention en Charente-Maritime : installation mobile-lumineuse dans la tour du port de La Rochelle et montage de l'exposition « Les Années lumière » dans le fort Liédot de l'île d'Aix. Dans ces salles souterraines, en plus de ses œuvres lumineuses, Le Parc réalise une expérience dans laquelle le paysage environnant est capté par un miroir en mouvement et transposé en dessous, au sein de l'exposition. Avec la collaboration de Jean-Louis Pradel, un supplément à la publication L'Œil est édité. Pour le catalogue de l'exposition personnelle de Martha Le Parc, Le Parc écrit « Un parcours singulier ».

Dernière photo de l'ex-GRAV avec Lélia Mordoch, Paris, 1999
2000

À propos de l'exposition du GRAV au musée d'art et d'histoire de Cholet, en France, Le Parc collabore intensément à la reconstruction du mythique labyrinthe du GRAV de 1963, qui devient une œuvre permanente du musée. Répondant aux questions formulées par le directeur du musée au sujet du manifeste du GRAV « Assez de mystifications », datant de 1963, Le Parc donne une série de réponses, où il se met à la place de personnages représentatifs du milieu artistique. Naissance d'Iman, sa troisième petite-fille, fille de Yamil et de Laura. La grande exposition de Mercosur voyage en Argentine, à Buenos Aires, à Mendoza, à Córdoba et à Neuquén, donnant lieu à de nombreuses rencontres et retrouvailles.

Paris · Buenos Aires · 2000
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Avec Laura, Paris, 2000
Avec Dimitri, Lavignes et Garcia Rossi, Paris, 2000
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2001

Julio Le Parc collabore avec les commissaires du Centre Pompidou pour la préparation de l'exposition « Denise René, L'Intrépide » mais, déçu de la tournure que cela prend, il écrit un texte intitulé « Pamphlet ». Il distribuera ce texte ironique et polémique le jour du vernissage, provoquant la colère des responsables du musée. Le Parc souhaite le présenter à côté de ses œuvres exposées et reçoit des menaces. Avec un groupe qui le soutient, il retourne voir l'exposition et colle le pamphlet sur ses œuvres, prenant le risque qu'elles soient retirées. Le musée fait marche arrière. La galerie Lelia Mordoch organise une exposition du GRAV en présence de tous ses membres. C'est l'occasion de faire des photographies de tous les membres du groupe réunis pour la dernière fois. L'exposition itinérante de Le Parc retourne au Brésil à Belo Horizonte et à la Pinacothèque de São Paulo où Le Parc incorpore une sphère-mobile transparente d'un diamètre 6 mètres. Première exposition personnelle à la galerie Nara Roesler de São Paulo.

2002

Décès de Jean-Pierre Yvaral, grand ami, co-fondateur du GRAV. Une exposition en son hommage est organisée. Le Parc, à titre personnel ou en compagnie d'Alberto Biassi, de Garcia Rossi etc. expose dans différentes villes d'Italie. Juan Le Parc actualise son site Internet avec des animations à partir de tableaux noir et blanc.

2003

Yvonne Argenterio, propriétaire d'une usine d'acier inoxydable, à Brescia, en Italie, propose à Le Parc la collaboration technique pour la réalisation d'un projet à l'occasion d'un événement célébré dans sa propriété de Boldeniga. Le Parc y voit l'occasion de donner forme à ses projets de 1997 et s'enthousiasme pour le projet. Au cours d'un voyage à Buenos Aires pour la ré-installation d'une de ses œuvres au centre culturel San Martín, Le Parc organise plusieurs journées de rencontres, d'informations et de confrontation avec un grand nombre de groupes d'artistes qui se sont formés en réaction à la crise économique argentine de 2001, ainsi que de groupes d'activistes qui luttent contre l'impunité des responsables policiers et militaires.

2004

Le Parc participe à l'exposition emblématique « Inverted Utopias, Avant-Garde Art in Latin America », sous le commissariat de Mari Carmen Ramírez. Son travail est aussi exposé à l'occasion de l'exposition « MoMA at El Museo : Latin American and Caribbean Art from the Collection of The Museum of Modern Art ». Il produit sa série de sculptures à l'air libre intitulée Torsions, lesquelles, avec ses œuvres de lumière, sont montrées dans l'exposition personnelle « Verso la Luce » dans les jardins du Castello di Boldeniga, à Brescia, en Italie.

Boldeniga · Buenos Aires · 2004
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Avec Alma, Iman et Luna, Cachan, 2004
Avec les frères Luchetta, Boldeniga, 2004
Avec Yvonne et Severgnini, Boldeniga, 2004
Avec Yvonne et Alberto Biasi, Boldeniga, 2004
Avec sa tante Edith, Buenos Aires, 2004
Avec Maria Victoria Alcaraz, Centre culturel San Martin, Buenos Aires, 2004
Maria Carmen Ramírez, Houston, 2004
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2005

À Boldeniga, Le Parc développe un nouveau thème à l'intérieur de la famille des Modulations. Dans le cadre d'une exposition des œuvres lumineuses de Le Parc dans l'Orangerie de Cachan, il collabore avec un musicien et deux actrices (dont Cécile Magnet) pour la réalisation d'un spectacle poétique et lumineux intitulé « Vertige vertical », inspiré des poèmes du grand poète argentin Roberto Juarroz. Hans Herzog, marqué par l'intervention de Le Parc à la Biennale de Mercosur, lui rend visite dans son atelier de Cachan afin d'acquérir certaines de ses œuvres pour la collection Daros-Latinoamérica. En résulte une grande exposition, « Le Parc Lumière », à Zurich. Daros produit un livre de grand format intitulé « Le Parc Lumière », édité par Hatje Kantz.

Daros Lumière · Zurich · 2005
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Avec Jacob Bill et son épouse, Zurich, 2005
Avec l'équipe de Vertige Vertical, Cachan, 2005
Avec Eduardo Rodriguez, Zurich, 2005
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2006

Le Parc participe à l'exposition « The Sites of Latin American Abstraction » à la Cisneros Fontanals Art Fondation (CIFO) de Miami. Le grand mobile présenté à la Biennale de Paris en 1963, qui mesure 7 x 17 mètres, entre dans la prestigieuse collection, et est installé dans le jardin à l'entrée du CIFO, grâce à la collaboration de Yamil Le Parc et d'Elizabeth Le Parc (Eli), qui travaille désormais pour l'atelier Le Parc.

2007

Le Parc assiste au vernissage de l'exposition « Lo(s) Cinético(s) » qui se tient au musée national centre d'art Reina Sofía. Le Parc se rend à Bogota, en Colombie, pour son exposition « Le Parc Lumière » dans les salles Luis Ángel Arango de la banque nationale de Colombie, simultanément et en complément d'une autre exposition personnelle à la galerie La Cometa. Les liens se renforcent avec la galerie Nara Roesler : Le Parc se rend à São Paulo pour une exposition personnelle. Yamil Le Parc entre dans l'atelier Le Parc, donnant une nouvelle impulsion à l'atelier et à la promotion et l'organisation de l'œuvre de son père.

2008

Le Parc voyage à Saint-Sébastien pour une exposition Daros à La Tabacalera. Réunissant pour la première fois un petit nombre de ses œuvres bidimensionnelles de 2 x 2 mètres, réalisées d'après ses expériences de 1958 et de 1959, Le Parc réalise une exposition à la galerie Argentina, à Paris. Pour célébrer ses 80 ans, Le Parc organise, avec ses petits-enfants et sa famille, une fête dans son atelier de Cachan, désormais agrandi et rénové. C'est l'occasion de chaleureuses retrouvailles avec des compagnons et des amis rencontrés à différentes périodes de sa vie.

2009

Le Parc est invité à réaliser une de ses Torsions de vingt mètres de haut dans la ville de Monterrey, au Mexique. Il fait don de l'œuvre à la ville. Nouveau voyage à La Havane, pour célébrer « l'année cinétique » organisée par la Casa de las Américas. Redécouverte de la réalité cubaine et de ses changements. Mariano Rodríguez n'est plus là (il est mort en 1990).

2010–2019

Chapitre VI

Consécration Mondiale

2010

Gabriel Le Parc réalise un film intitulé Le Parc Lumière, sur la collection Le Parc à Daros. Le Parc voyage avec Yamil dans différentes villes nord-américaines, notamment à Los Angeles, où il participe à l'exposition « Suprasensorial, Experiments In Light, Color, and Space » au Museum of Contemporary Art, sous le commissariat d'Alma Ruiz. Il y présente son installation « Lumière en mouvement ». À Buenos Aires, au centre culturel Borges situé dans les galeries Pacífico, Le Parc installe un grand mobile transparent polyèdre et rend hommage avec une œuvre de « passage d'images » aux muralistes des galeries Pacífico. Gabriel réalise la version définitive d'Historietas.

2011

Exposition individuelle à la galerie Bugada & Cargnel à Paris, organisée par Matthieu Poirier et intitulée « L'Œil du cyclope ». Le Parc travaille avec beaucoup d'entrain pour sa participation à l'exposition « Erre, variations labyrinthiques » au Centre Pompidou-Metz. Il y présente des œuvres lumineuses dans des salles personnelles. Suite à cette exposition, Jean de Loisy, directeur du Palais de Tokyo, lui propose de faire une exposition deux ans plus tard dans l'emblématique Palais de Tokyo, juste rénové.

2012

Le Parc se rend à Washington pour son installation dans l'exposition « Suprasensorial » au Hirshhorn Museum. Mendoza, ville natale de Julio Le Parc, construit un centre culturel d'art moderne, et propose à Le Parc de lui donner son nom. Le Parc donne au centre culturel une sphère rouge mobile de 6 mètres de diamètre. Le Parc assiste ému au vernissage du lieu, en présence de très nombreux visiteurs, et lit un texte-poème écrit pour l'occasion. Invité à participer à la Nuit blanche, à Paris, Le Parc réalise deux interventions : une installation « Lumière en vibration » et une installation lumineuse sur la grande obélisque de la place de la Concorde. Malheureusement, de nouveaux membres du GRAV disparaissent : Joël Stein et Horacio Garcia Rossi.

2013

Après un travail acharné pour concevoir l'exposition au Palais de Tokyo, à Paris, et avec la collaboration de la commissaire d'exposition Daria de Beauvais, du directeur Jean de Loisy, et le conseil artistique de Yamil Le Parc, Julio Le Parc finalise la liste des œuvres et le plan d'exposition de cette formidable exposition monographique. Sur plus de 2000 m², incluant de grandes réalisations, l'exposition reçoit presque 200 000 visiteurs en trois mois. Parallèlement, d'autres expositions ont lieu dans des galeries de la ville : les galeries Lelia Mordoch, Bugada & Cargnel et Denise René. Hans Ulrich-Obrist réalise un entretien avec Julio Le Parc pour le livre édité par Skira-Flammarion. Flammarion édite un livre important intitulé Julio Le Parc.

Une grande exposition intitulée « Dynamo, Un siècle de lumière et de mouvement dans l'art », sous le commissariat de Serge Lemoine, a lieu au Grand Palais. Pour l'exposition, Le Parc collabore activement à la reconstruction du Labyrinthe du GRAV présenté à la Biennale de Paris en 1963. Sollicité par les éditions Jannink, Le Parc publie un petit livre intitulé « Voleur de paroles ». Il se rend au Brésil pour son exposition personnelle à la galerie Nara Roesler de São Paulo, et pour sa grande exposition « Le Parc Lumière » à la Casa Daros. Une œuvre de la série Alchimies est présentée dans « Signac, Les Couleurs de l'eau » au musée Fabre, à Montpellier. Mort de son grand ami et spécialiste de son œuvre : Jean-Louis Pradel.

2014

Première grande exposition individuelle au Royaume-Uni, à la galerie Serpentine de Londres, où Le Parc présente ses installations immersives de lumière, des jeux interactifs et, à la demande de Hans Ulrich Obrist, un grand ensemble de ses dessins (dessins au téléphone, projets, caricatures, dessins politiques, etc.) — ce qui donne lieu à la publication d'un livre. Un grand « Continuel-Lumière-Cylindre » appartenant à la collection Pinault est exposé au Palazzo Grassi, à Venise. Un grand « Déplacement » de Le Parc fait partie de l'exposition « Phares » au Centre Pompidou-Metz.

Le Parc bataille en vain avec les responsables de Daros et du MALBA, à Buenos Aires, pour obtenir que son exposition dans le musée ait un sens. Seulement quatorze œuvres sont présentées. L'insistance de Yamil conduit à ce qu'une monumentale sphère jaune de 6 mètres de diamètre soit montrée dans le hall du MALBA. Décès de Francisco Sobrino, ami de Le Parc depuis 1955, co-fondateur du GRAV. Installation de la monumentale Torsion 1, Brickell Avenue, à Miami, commandée par Jorge Pérez. La France décore Le Parc de la Légion d'honneur. Yamil Le Parc se rend à Inhotim, au Brésil, pour rencontrer Bernardo Paz, qui invite immédiatement Le Parc à concevoir un pavillon pour son grand musée à ciel ouvert.

2015

Pour le troisième parcours d'art contemporain Berinak, à Saint-Pée-sur-Nivelle, en France, Le Parc réalise une grande installation de tulles et de lumières en mouvement sur l'autel de l'église. Pour la première fois, Le Parc se rend à Moscou, pour l'installation de son œuvre « Lumière en mouvement » pour la Lexus Hybrid Art 2015. À l'issue d'une rencontre avec le public dans le légendaire musée Pouchkine, Le Parc demande aux auditeurs de lui faire le cadeau de chanter un chant russe, et l'assistance répond en chantant en chœur. Après Josef Albers, Daniel Buren et Hiroshi Sugimoto, Le Parc est sollicité par Pierre-Alexis Dumas, directeur artistique d'Hermès, pour un projet de collaboration. Il réalise un grand nombre de motifs issus de son œuvre « La Longue marche » et Hermès réalise une édition composée de 60 variations uniques du Carré d'Hermès, présentées à Bâle, Miami, Buenos Aires et Paris. Il est invité d'honneur à la Biennale de Curitiba, « Luz do Mundo ».

Hermès · Curitiba · Moscou · 2015
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Edition Hermès © Tadzio
Edition Hermès © Tadzio
Avec Pierre-Alexis Dumas et Yamil, Bâle, 2015
Avec Susana Rinaldi, Paris, 2015
Avec José Texeira Coelho et Yamil, Curitiba, 2015
Avec Jesus et Yamil, Buenos Aires, 2015
Avec Mariano Di Paola, Mendoza, 2015
Avec Nara Roesler, Miami, 2015
Avec Hans-Michael Herzog, Zurich, 2015
Avec Cosima Pacquement, Bâle, 2015
Avec Eli et Anne-Marie, Berinak, 2015
Blue Sphere Mobile, Kirchner Cultural Center, Buenos Aires
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2016

Le Parc participe à « The Illusive Eye » au Museo del Barrio, à New York. Il participe à l'exposition collective internationale « Spielerei » au musée Schunck, aux Pays-Bas, dont le point de départ est le manifeste « Assez de mystifications » du G.R.A.V. Mort de François Morellet, ami et co-fondateur du G.R.A.V. Quelques mois plus tôt, Le Parc lui rendait visite dans sa maison-atelier de Cholet, et passait la journée avec lui et sa famille. Rétrospectivement, cette journée apparaît comme une journée d'adieux. Mort de Karen, la mère de Mateo et de Salvador — première et douloureuse mort dans la famille Le Parc.

À la demande de Jean de Loisy, commissaire de la Nuit Blanche, Le Parc développe un ambitieux projet pour le pont de Bir-Hakeim. Un livre édité par Actes-Sud et Hermès, Julio Le Parc, Variations autour de la Longue Marche, est présenté à Paris. La galerie Perrotin (Paris, New York, Hong Kong, Séoul) le contacte : c'est le début d'une importante relation professionnelle, inaugurée par une exposition personnelle à New York. La grande exposition rétrospective « Form into Action » au PAMM de Miami inclut plus de cent œuvres produites entre 1958 et 2013. C'est un grand succès auprès du public. Le soir du vernissage, Yamil donne un concert de tango.

Perrotin · PAMM Miami · 2016
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Julio Le Parc, Sphère Bleue, Galerie Perrotin, New York
Julio Le Parc, Perez Art Museum, Miami
Julio Le Parc, Horacio Ferrer, 2016
Avec Emmanuel Perrotin, New York, 2016
Avec Edward J. Sullivan et Estrellita Brodsky, Cachan, 2016
Avec ses petits-enfants Luna, Mateo, Alma, Salvador, Iman, Cachan, 2016
Avec Gérard Fromanger et son épouse, Cachan, 2016
Avec Franklin Sirmans, Yamil, Estrellita Brodsky, Miami, PAMM 2016
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2017

BRAFA, la prestigieuse foire d'art contemporain de Bruxelles, rend hommage à Le Parc en présentant quatre œuvres de grande taille. Sollicité par l'Instituto Tomie Ohtake de São Paulo pour y présenter l'exposition du PAMM, Le Parc travaille intensément pour adapter les cent œuvres au lieu. La relation avec la galerie Perrotin poursuit son développement, parallèlement à celle avec la galerie Nara Roesler de São Paulo : Le Parc est présenté dans de nombreuses foires d'art contemporain importantes : FIAC, Art Cologne, Dallas Art Fair, SP-Arte, Art Basel Hong Kong, etc. Au début de l'année, avec l'étroite collaboration de son fils Juan, une série d'expériences sont réalisées où le spectateur est immergé dans un univers inspiré des Alchimies en réalité virtuelle. Unlimited - Art Basel expose La Longue Marche, œuvre de 20 mètres de long. Invité par Emmanuel Perrotin à réaliser une exposition personnelle dans les deux étages de sa galerie à Paris, Le Parc prépare cette importante exposition accompagnée d'un livre-catalogue avec un entretien de Le Parc avec Jérôme Sans et un texte de Hans-Ulrich Obrist.

Atelier Le Parc · Art Basel · Perrotin · 2017
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Avec Maurizio Cattelan, 2017
Julio Le Parc, Yamil Le Parc avec l'équipe Banco Galicia, Buenos Aires, 2017
Avec l'équipe de l'Atelier Le Parc, Cachan 2017
Avec Raphaël Gatel et Martin Bremond, Cachan 2017
Avec Jérôme Sans, Paris, 2017
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2018

Le livre Sois artiste et tais-toi ! sort en librairie et est présenté en exclusivité d'abord à la Galerie Perrotin puis chez Artcurial. Long voyage au Brésil et en Argentine. À São Paulo, importante exposition à l'Instituto Tomie Ohtake « Da Forma à Acao », avec la collaboration d'Estrellita Brodsky et de Yamil Le Parc. Inauguration simultanée d'une exposition personnelle à la Galerie Nara Roesler incluant les nouvelles alchimies, des torsions et les expériences de réalité virtuelle avec Juan Le Parc. Rencontre à Rio de Janeiro avec l'artiste Vik Muniz.

Julio Le Parc se rend ensuite à Mendoza sa ville natale et au village de Palmira où il a passé une partie de son enfance. Il y reçoit un émouvant hommage et inaugure une rue à son nom. L'université de Cuyo le nomme professeur honoris causa. En France le grand mobile Polyèdre Bleu est inauguré à Metz. Sollicité par Sèvres – cité de la céramique – Le Parc réalise avec les équipes de la manufacture une série d'œuvres inédites présentées à la FIAC en octobre 2018. De sa rencontre avec le poète Olivier Salon et le jeune éditeur Sylvain Courbois naît l'idée de publier des petits textes poétiques sous la forme d'un livre intitulé Petite bifurcation de celui qui n'est pas. Le Parc vit et travaille toujours à Cachan, poursuivant, avec son habituelle obstination, un objectif encore non finalisé.

Brésil · Argentine · Sèvres · 2018
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Avec Diego Filkenstein et Sole, Buenos Aires, 2018
Avec Elias Saez, Buenos Aires, 2018
90e anniversaire de Julio, Tigre, Argentine, 2018
Avec Elias Crespin, 2018
Avec Orlan, Paris, 2018
Avec Jacques Clerc-Renaud, Colette Lambrichs, Philippe Thureau-Dangin, Cachan, 2018
Avec Martin Castillo, Galeria Sur, Uruguay, 2018
Yamil Le Parc, Julio Le Parc, JR, Perrotin, 2018
Julio Le Parc, Françoise Nyssen, Jean-Paul Capitani, Perrotin, 2018
Avec Maria Victoria Alcaraz, Teatro Colon, Buenos Aires, 2018
Avec Franck Riester, Paris, 2018
Avec Romane Sarfati, FIAC, Paris, 2018
Avec Peggy Lebœuf, Cachan, 2018
Julio Le Parc, Yamil Le Parc, Pia Lopez et l'équipe Tarjeta Naranja, Córdoba, 2018
Avec Herman Lombárdi, Gabriela Urtiaga, Cachan, 2018
Avec Guillermo Katz, Buenos Aires, 2018
Avec Estela Totha, Buenos Aires, 2018
Avec Ariel Aisik et Yamil, New York, 2018
Avec Olivier Salon et Sylvain Courbois, Cachan, 2018
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2019

Invité par l'excellent sculpteur Pablo Atchugarry dans sa magnifique Fondation à Punta Del Este en Uruguay, Le Parc inaugure une Sphère monumentale orange, inauguration suivie d'un concert de Tango dédié à Astor Piazzolla interprété par un grand orchestre et Yamil. Le Parc fait ensuite escale à Buenos Aires pour des réunions de travail avec les responsables du Museo de Bellas Artes et du CCK afin de présenter les projets complets pour son hommage national argentin dans chacun des lieux. De retour à Paris, il prépare une installation pour le MAMAC de Nice et deux autres pour une exposition à la Galerie Perrotin à Hong Kong — sa première exposition personnelle en Asie. Une installation avec sept Alchimies en réalité virtuelle réalisées avec Juan est présentée dans le cadre de la Saison Sensible 2019 au Palais de Tokyo à Paris. Le Parc vit et travaille toujours à Cachan, poursuivant, avec son habituelle obstination, un objectif encore non finalisé.

Fondation Atchugarry · Uruguay · 2019
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Julio Le Parc, Nazaret et Oskar Metsahvat et Yamil Le Parc, Uruguay, 2019
Avec José Mujica, Uruguay, 2019
Avec Julio Cesar Crivelli, Uruguay, 2019
Avec Leandro Erlich, Uruguay, 2019
Avec Pablo Atchugarry, Uruguay, 2019
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1928 — 2026

« Le Parc vit et travaille toujours à Cachan,
poursuivant, avec son habituelle obstination,
un objectif encore non finalisé. »

— Dernières lignes de sa biographie

† 30 mai 2026 · Paris, France · 97 ans
La Tate Modern de Londres lui ouvre sa rétrospective le 11 juin 2026